Partiels – Acte 2

Bonsoir,

je vous propose ce soir un dîner en trois parties, résumé de ma journée mouvementée…

Entrée froide:
Il est actuellement 9h57, la température extérieure fleurte avec les 20°C et je suis en passe de sortir de la zone d’intempéries. Je suis actuellement devant un cas de conscience. Nous sommes entrés dans cette zone de temps maussade ce matin à 8h33 précisément avec le message suivant « Quelles sont les principales évolutions dans le domaine de la coopération policière européenne depuis l’acte additionnel Schengen de 1990? ». Et je viens d’y mettre un point final. Après à peine 1h30 d’épreuve au lieu des 2h30 prévues!…
Que faire? Rester, continuer de plancher, demander une autre copie et reprendre en ajoutant du texte? Ou sortir et advienne que pourra? Bon analysons la situation. Si je choisis de rester, en fait, je n’ai rien de plus à dire. J’ai traité d’Europol, des CCPD (comprendre Centre de coopération policière et douanière), du Cepol (Collège européen de police) et du Traité de Prüm. J’ai même abordé le Sccopol (section centrale de coopération opérationnelle de la policière) en conclusion. Je ne vois vraiment rien de plus!…
Ah, je crois qu’il commence à y avoir du mouvement. Oui, je ne me trompe pas, quelqu’un d’autre sort. Bon, ma décision est prise, je quitte les turbulences pour me mettre au calme et revoir le plan de vol pour cet après-midi. A tout à l’heure!

Plat de résistance:
Encore un cas de conscience! Ou plutôt de panique totale! Il est 14h36 et je viens de terminer mon devoir. J’hésite à rendre ma copie pour ne pas subir de commentaires déplaisants mais il faudrait cependant que j’aille relire la suite!
Pardon, je ne vous donne pas assez de détails pour que vous saisissiez l’ampleur du problème!… Nous avons commencé l’épreuve à 13h30 et nous avions 2h30! Oups! Comme vous dites! Vous comprenez donc mon émoi! Et voici les questions auxquelles nous avions à répondre:
- Vidéosurveillance et vidéoprotection, que recouvrent ces deux appellations?
- Quels sont les acteurs de la Sécurité Intérieure énoncés par la loi du 29 août 2002 (LOPSI)?
- L’équilibre entre sécurité et liberté est-il possible?
- Les activités de sécurité sont-elles suffisamment encadrées et contrôlées?
Mis à part que j’ai fait du hautement psycho-socio-philosophique en 3 et 4 (j’ai quand même réussi à parler de l’ordre des médecins en 3 et de l’encadrement hiérarchique, juridique et législatif en 4), je ne peux pas vous dire grand chose! Ah je peux à la limite vous citer mes conclusions. « L’équilibre entre sécurité et liberté est possible à condition de s’en donner les moyens » et « En France, l’activité de sécurité n’est pas laissée au hasard. Des dérives sont, certes, toujours possibles, mais il y a fort à penser que la machine d’encadrement et de contrôle française est efficace et que ces cas sont extrêmement rares ». J’ai l’impression d’être au pays des Bisounours!…
Enfin, toujours est-il que ça ne résout pas mon problème! Je fais quoi? 14h44. J’ai l’impression que le temps ralentit au fur et à mesure. Bon allez, c’est décidé. J’attends 55 pour ranger mes affaires et je sors. Adjugé vendu. Mais en attendant, je fais quoi? Allez, je vais vous raconter les tractations de ce midi. Demain soir est prévue une soirée blanche pour toute la promo (élèves, auditeurs et étudiants*). Tout le monde s’habille en blanc, c’est la fête, tout le monde est gentil, tout le monde aime tout le monde… Sauf que ça ne se passe pas vraiment comme ça. Il y a des tensions entre « les jeunes » et « les vieux » (je fais partie des jeunes en théorie et en pratique je suis toujours avec les vieux). Donc pas de réelle motivation à aller se mélanger aux autres. Donc en grande réflexion quant à une contre-soirée. Voilà où on en est… Encore une affaire à suivre! Bon, ça bouge dans les rangs, je vais vous laisser.
A tout à l’heure!

* Je suis dans une grande école, je vous ai dit. Certains ont passé le concours d’entrée (les élèves), d’autres passent un master (les étudiants), et d’autres sont intégrés à la promotion car ils sont professionnels à l’étranger et font un complément de formation (les auditeurs).

Dessert
20h50, l’heure du film. Ah non, pardon. 20h50, l’heure des dernières révisions avant au choix, la pause Millenium (je termine très prochainement le tome 1 avant de m’attaquer goulument au 2) ou dodo… Le dernier partiel de la journée fut plaisant, agréable, presque jouissif. Je me suis fait plaisir. Il traitait de la sécurité des systèmes d’information… Et j’avoue que j’adore ça. Les questions n’étaient pas spécialement complexes:
- Que recouvre le concept de sécurité des systèmes d’information?
- Quelles sont les principales contraintes juridiques relatives à la sécurité des systèmes d’information?
- Quel est le rôle de la Direction centrale de la sécurité des systèmes d’information?
- Quelle est l’organisation interministérielle de la sécurité des systèmes d’information en France?
Un vrai régal. Bouclé en une demi-heure sans cas de conscience. Enfin, vous me direz, peut-être que je vais flipper à la lecture des résultats!
Mais bon, on verra bien ce que ça donne…

Maintenant tout ou presque est fait, lancé, et je n’ai plus la main-mise dessus, à mon grand regret… Je vais d’ailleurs vous faire une confidence à ce sujet: j’adore (et je sais que je devrais en avoir honte) manipuler les gens. Ou du moins parvenir à leur faire faire ce que j’ai envie, le plus souvent sans qu’ils s’en rendent compte. Je vous entends d’ici pousser de hauts cris! Mais que voulez-vous. Je ne vois pas ce qu’il y a de choquant! Il s’agit seulement de mettre en place des opérations d’influence pour tourner son environnement à son avantage. Est-ce vraiment répréhensible? Tout le monde le fait, soyez-en assuré. Certains en sont juste plus conscients que d’autres…

Bon, sur ce, je vais vous laisser. Vous devez avoir un million de choses à faire plutôt que de me lire! Je vous souhaite une bonne continuation sur ce vol et à demain!

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